L’eau, ce bien précieux.
La ressource en eau est aussi précieuse que fragile. Dans un roman qui vient tout juste de sortir en librairie et qui s’intitule Aqua (eau en latin), Gaspard Koenig décrit les débats qui secouent une commune de Normandie pour faire face à un évènement inattendu : la source qui alimente le village s’est tarie.
Il s’agit là d’un roman.
Et pourtant se trouve posée la question de l’équilibre des ressources. Le débat n’est pas récent. En 1974, un candidat écologiste à l’élection présidentielle, René Dumont, alertait : « Je bois devant vous un verre d’eau précieuse ».
En 2026, la prise de conscience s’est amplifiée. Parce qu’ils la travaillent, les agriculteurs sont les premiers connaisseurs et les premiers défenseurs de la nature. La question écologique est dans leur métier. Les collectivités territoriales, pour leur part, ont le devoir d’assurer la fourniture d’eau potable en quantité et en qualité suffisantes.
Hubert Pagnier consacre sa vie professionnelle à cette question. Le rencontrer, c’est avoir en face de soi un véritable puits de science sur la question ; il est intarissable (on excusera les deux jeux de mots !).
Originaire de Saint-Lô, établi à Bricqueville sur mer depuis près de quarante ans, il est entré en 1988, études de biologie effectuées à Caen, dans une société privée de gestion de l’eau potable basée à Avranches.
En 1998, passage de concours et entrée dans la Fonction publique territoriale, à la régie publique de l’eau à Montmartin, comme technicien puis comme directeur des services techniques de la communauté de communes.
En 2017, il devient directeur des interconnexions et de la sécurité de l’eau dans le syndicat qui couvre, depuis Saint-Lô, la moitié sud et centre de notre département.
Depuis 2024, il est directeur du service public de l’eau au syndicat de l’eau de l’isthme du Cotentin, qui gère quelque 3,5 à 4 millions de mètres cubes d’eau par an.
En clair : c’est un homme-ressource (Oups ! Encore un jeu de mots).
Revenons au débat : aurons-nous de l’eau en quantité suffisante ? Les nappes vont-elles se recharger ? Comment concilier la production d’eau potable et le maintien du bon état écologique des milieux naturels ?
Hubert Pagnier est un homme de mesure et de responsabilité. Sa pratique de la chasse n’est pas déconnectée de sa passion qu’est la nature. Il indique : « La chasse, c’est l’observation du milieu naturel et de ses espèces vivantes. C’est la gestion de ces espèces et des questions environnementales ». Il a présidé l’association des chasseurs de Bricqueville sur mer de nombreuses années.
Conseiller municipal de Bricqueville sur mer depuis 2020, il a en charge les questions forestières et siège à la commission travaux. Une commission où l’on parle de l’eau. Pour lui, cela…coule de source.
